24 avril 2009

Vous le préférez diatonique ou chromatique votre harmonica?

Pensez harmonica, vous évoquerez sans nul doute Toots Thielemans. Mais en cherchant un peu dans l'ombre de l'harmoniciste belge, on trouvera Olivier Ker Ourio. Lui, vient de la Réunion et son parcours musical en est imprégné. Son dernier projet, au titre évocateur Oversea, nous était donné à voir et à écouter hier soir, avec un quintet de all stars. Car Ker Ourio était accompagné par Jean-Marc Jafret (b), André Ceccarelli (d), Manuel Rocheman (p) et Louis Winsberg (g). Ça a commencé sur les chapeaux de roue par un enchaînement de deux compositions réunionnaises. Puis "Siroko", qui a donné son nom à un album précédent. Les chorus, émanations subtiles des thèmes, s'envolent dans des phrasés longs et exploratoires. Une multitude de sons emplit la salle. Et puis, les premières notes d'une balade et c'est "Toulouse", Ô Toulouse, dans cette salle bien nommée Nougaro, à deux pas des Minimes. Applaudissements à tout rompre: le public est touché par cette douce touche de nostalgie. Et, voilà, que Louis Winsberg enchaîne sur une longue introduction flamenca: est-ce l'Espagne en toi qui pousse un peu sa corne? Entre "Paniersulatete, Nichanté" et "Alfie", on repart outre-mer et, fin du spectacle, on te retrouve "ma cité gasconne", enchanté. On ne saurait conseiller aux Toulousains mal inspirés qui ont raté ce concert, entre flagellation et culpabilisation, de se reporter sur ce clic pour profiter de la musique d'Olivier Ker Ourio et, le cas échéant, de garder un oeil sur ses prochaines prestations.
Gilles