30 octobre 2016

Ne passez pas à côté de Lou Tavano, vous le regretteriez



Un album somptueux. - André Manoukian, France Inter
Sans aucun doute la révélation vocale de l’année. - TSF Jazz
La voix grave, abbyssale, et comme voilée de givre de Lou Tavano. Louis-Julien Nicolaou, Les Inrocks
Un premier vrai grand disque. Une formidable présence. Alex Dutilh, France Musique
Originalité, talent, poésie. Jean-Yves Chaperon, RTL
Un charisme exceptionnel. Elle s’impose comme l’une des plus intrigantes voix du jazz apparues ces dernières années. Marius Trésor, Rfi
Un petit bijou. For You confirme aujourd’hui avec éclat tout le talent et toute l’originalité de Lou Tavano. Philippe Blanchet, Rolling Stone
Un album splendide. Tout est parfait, c’est de très, très haut vol. Patrick Bivort, RTBF
Notre coup de coeur. Chaque composition est un récit où les mots chantent, dansent ou pleurent. Charlotte Bibring, Fip
Sa voix, délicieusement éraflée, nous communique la joie autant que le frisson de l’émotion. À découvrir ! Fara C., L’Humanité
Il n’y a qu’une seule Lou Tavano, et personne d’autre ne lui ressemble. Laurent Sapir, TSF Jazz
Quand on chante ainsi le jazz dans la langue de Molière, difficile de résister. Jazz Magazine
Lou Tavano, la voix royale. Gilles Carrière, Le Télégramme


Samedi 5 novembre 2016 à 20h30 au théâtre de l’usine à Saint-Céré (Lot) en collaboration avec Souillac en jazz

20 octobre 2016

Lei-la Belle




Mardi 18 octobre 2016, Jazz sur son 31. Sous le chapiteau de l’Automne club où se faufile encore la lumière du jour finissant, des clochailles résonnent doucement dans le silence quand Leila Martial, Pierre Tereygeol et Eric Perez entrent par la porte du fond. Au milieu, la batterie et de part et d’autre la chanteuse et le guitariste : la musique sera donnée par une symbiose de leurs découvertes, de leurs imaginaires, de leurs audaces.
Un souffle, une respiration absorbés puis restitués par le pouvoir des machines électroniques s’étendent pour que les premiers chants puissent se chercher, se trouver, explorer l’espace et nous toucher. Le souffle et la voix jaillissent, à la fois inconnus et familiers. Une musique corporelle – alors me reviennent en mémoire les images des concerts des Humanophones, où Leila avait associé sa voix aux percussions corporelles. Un corps à la fois souple et solide, ancré et mouvant.
Leila Martial joue chez elle ce soir, elle en est émue et confie-t-elle toute excitée par la sortie de leur  premier disque, Baabel.  L’énergie et l’enthousiasme ne demandent qu’à nous contaminer et la musique ne nous lâche pas. Les onomatopées deviennent mots d’un langage que nous ignorions connaître et les mots, loin de se désarticuler, se réarticulent dans une parole neuve, que nous comprenons. Eric Perez (batterie) et Pierre Tereygeol (guitare) joignent leurs mélopées. Un jeu éminemment collectif : les audaces, les explorations, les prises de risque s’enchaînent. Si souvent le groupe soutient le soliste, celui qui expérimente, qui se lance, ici les musiciens se stimulent, s’encouragent à aller plus loin, ailleurs, autrement ; ils semblent émerveillés par leurs idées et leurs découvertes. Et nous aussi.
La nuit est tombée, resserrant l’intimité autour de la scène, seule éclairée. Les sonnailles à nouveau. Et des images des films d’Alain Guiraudie – en particulier Du soleil pour les gueux – se superposent dans ma tête, paysages des Grands Causses où les troupeaux de chèvres et de moutons croisent des personnages venus des contes anciens. La poésie sauvage des paysages pelés où surgissent les rêves.
Une longue mélopée de Pierre Tereygeol emmène dans un autre ailleurs, peut-être plus méditerranéen et plus mélancolique.
La chanteuse dit un texte, elle dit la chèvre, exploratrice hardie et libre. Puis elle livre des sons hardis et libres, des textures inentendues, noués dans les explorations sonores du batteur et du bassiste.
Me voici toute étonnée, toute chamboulée.
Le public rayonne, heureux.

Si je parle peu de la musique, elle ne demande qu’à être écoutée puisque l’album Baabel est disponible. En outre, un film documentaire, Vocal Acrobats, réalisé par de Klemens Shiess, avec Leila Martial et Andreas Schaerer est paru en dvd. Pour donner suite…
Marie-Françoise

29 septembre 2016

Jazz en livre



Il n’est pas coutume sur ce blog de chroniquer des livres mais j’ai envie de partager ma lecture du roman Adieu Lili Marleen de Christian Roux, paru dans la collection Thriller Rivages. Collection qui annonce la couleur, il y aura la mort et le sang. Mais aussi le jazz, très présent au début du roman puisque le personnage principal, Julien, est pianiste dans un bar et, sans grande conviction, abreuve les clients de morceaux de jazz. Ambiance morose mais le musicien a une grande connaissance de cette musique et propose aux lecteurs un beau panorama. Une cliente lui demande de jouer toujours le même air, Lili Marleen. 
Il n’est pas question ici de raconter l’histoire. Du jazz, le pianiste passe à la musique classique, évoquant sa carrière échouée et sa chute dans les univers sinistres et violents propres au polar. Puis se produit un autre glissement, avec un autre personnage, sombre et ambigu qui dévoile une autre musique, celle écrite dans les camps de concentration par les déportés, leurs stratégies pour les conserver et les travaux de ceux qui, aujourd’hui, les répertorient et les font jouer. Cette partie, très documentée, est passionnante et donne envie d’en connaître plus, d’en entendre. Une musique plus que vivante, ressuscitée.
Christian Roux, Adieu Lili Marleen, Payot Rivages, 2015 (Rivages Thriller), 272 pages
Marie-Françoise

15 septembre 2016

Théâtre de l’usine Saint-Céré Saison 16/17 Jazz

Depuis un an, nous collaborons pour le jazz avec le Théâtre de l’usine de Saint-Céré et nous en sommes heureux. Cette saison 3 concerts à Saint-Céré seront à l’affiche, tout d’abord le 5 novembre avec :
Lou Tavano sextet
Révélation vocale de l’année, elle est unique, dotée d’un charisme exceptionnel, c’est une des plus intrigantes voix du jazz de ces dernières années, elle nous raconte des histoires où se mêlent littérature, Babou la grand’mère de son compagnon et chef d’orchestre Alexey Asantcheeff et sa présence en scène communique la joie autant que le frisson de l’émotion. Ce fut pour moi un coup de foudre quand je l’entendis pour la première fois le 2 septembre 2013. Lou a fait partie du dernier carré des Victoires du jazz cet été et termine au pied du podium de la Révélation de l’année. Jazz Magazine lui a consacré une page complète en début d’été.




  
Le 19 janvier ce sera :
La Recette
Une musique aux influences de la Soul, du Jazz, du Rock et de la Pop : des clins d’œil au passé dans une musique bien ancrée dans le présent, et tournée vers le futur. Cette diversité fait la force et le son du groupe : moderne, cosmique, énergique. On se souvient des mélodies, on les fredonne, on danse.

Puis le 21 janvier:
Echoes of spring
Leur terrain de jeu musical favori, c’est le « vieux style » qu’ils servent magistralement en duo piano-clarinette et surtout en virtuoses. Alain Barrabès et Jérôme Gatius, tout en jouant Willie Smith « The lion », Jelly Roll Morton poussent même l’audace jusqu’à jouer un Charlie Parker sans délaisser pour autant Mireille ou Gus Viseur. Un concert qui ravive les couleurs de musiques qui racontent l’autrefois du jazz mais pas que ! Alain est un ami de Souillac en jazz où il a joué à plusieurs reprises.

Et 3 concerts dans la Vallée de la Dordogne, puisque le duo se produira également au Cantou à Floirac le 20 et ensuite ce sera le 17 mars à Vayrac :
Antoinette trio
Antoinette Trio est singulier à plus d'un titre, à commencer par son instrumentarium. Une flûte, une clarinette basse et une guitare, voilà une association qui est la promesse d'un son original. De leur complicité naît une sorte de folklore imaginaire. Ils ont fait la couverture de La gazette bleue de juillet dernier avec une interview de 6 pages.

Et le 28 avril à Souillac :
Lorenzo Naccarato trio
Les trois gamins sont de la graine de grands trios comme The Bad Plus, E.S.T., Kühn Jenny-Clark Humair. C’est un véritable groupe où le pianiste se double d’un magnifique compositeur, le contrebassiste Adrien Rodriguez a beaucoup d’originalité et tire des sons improbables de son instrument, que ce soit à l’archet ou par effets. Benjamin Naud, le batteur aux mains de velours est attentif et emballe avec classe toutes ces histoires que nous raconte le groupe, pour nous emporter avec eux.
Jazz News leur a consacré une demi-page récemment.

En les programmant, nous ne pensions pas, que comme Lou Tavano et Antoinette trio, ils seraient en quelques mois sur le devant de la scène jazz hexagonale.

Organisation, renseignements, réservations :http://theatredelusine-saintcere.com/